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Dans ce monde ou aucun des héros que vous connaissez n'a existé, vous pouvez vous retrouver catapulté au rang de héros ou de vilains. Les superhumains ont toujours existé, mais dans un nombre réduit, se faisant discret, il y a des traces éparses de leur passage sur cette terre. Toutefois, rien ni personne n'aurait pu préparer le monde à ce que les humains appelle une "épidémie". Suite à un déversement de cristaux terrogènes, des Inhumains ont commencé à voir le jour aux quatre coins du globe, en profitant pour se révéler au grand jour, les mutants ont eux aussi décidé de sortir de l'ombre. Jamais autant de SuperHumains n'avaient cohabité et le monde tremble. Toutes les bases sur lesquelles se fondaient l'ordre et la justice sont en branles. A vous d'en construire de nouvelles. Aiderez-vous à faire valoir le blason des SuperHumains, ou essayerez-vous d'en apprendre plus sur cette "épidémie". Essayerez-vous de les éradiquer ou bien de trouver de nouvelles sources de pouvoir pour rivaliser. Sur Marvel Heroes RPG, vous écrivez activement l'histoire, vous la faites évoluer. Vous êtes l'histoire. La suite
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Le saviez vous, ces monstres et leurs superpouvoirs auraient toujours existés, mais jamais en aussi grand nombre!
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[Terminée]L’Éternité dans un Battement

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[Terminée]L’Éternité dans un Battement

Message par Vixol Cthullad le Mar 4 Avr - 18:41


   


   

Nom du personnage



  Nom:Cthullad
   Prénom: Vixol
   Groupe : Civil
   Groupe Sanguin: A+


L'Eternité Dans un Battement
''L'Eternité? C'est la mer allée avec le soleil''

Histoire


Chapitre 1
La Férocité


L'eau courait le long de sa capuche alors qu'il se laissait bercer par le battement de la pluie sur le goudron et les feuilles en contrebas. Rêveur il l'était, il pouvait se le permettre. Sa femme était enceinte elle le lui avait annoncé il y a peu. Cette pensée seule lui arrachait un sourire, lui qui avait aujourd’hui cinquante et un an il allait devenir père? Etait-il prêt? Bien sur que non, mais une chose était sur, la vie n'aurait pu lui faire de plus beau cadeau. À défaut de vivre une relation épanouissante avec sa femme qui n'était la que pour profiter de son argent et ne lui avait servit qu'à se sortir de la panade, au moins cette greluche allait faire une bonne chose dans sa vie. Sa femme faisait partie intégrante des rares choses qui rendaient sa vie insupportable, vieille dame avant l'age, elle ne savait pas s'amuser et ne connaissait de l'humour que l'orthographe et encore. De penser à cette affreuse dame faillit lui couper toute joie, mais fort heureusement la réalité le rappela à l'ordre.


La pluie commencer à ruisseler sur son visage, passant sa capuche et s'infiltrant dans ses vêtements, mais il n'allait pas se lever, il ne bougerait pas. Percher dans un immeuble délabré, proche d'un gouffre de plus de cinq étage ou la nature avait reprit ses droits en lieu et place d'un sublime chêne. Mâchouillant un brin d'herbe il attendait le bon moment, observant la scène qui avait lieu plus loin par la lunette de son fusil. Il en avait accomplis des missions lors de sa longue carrière. Il avait même connu la guerre du golf, mais aucun de ses ordres n'avait été aussi important, il devait rester concentré, rien ne devait lui échapper. Ses yeux étaient toujours aussi vif et sa main stable, il ne tremblait pas d'un pouce alors que sa respiration se stabilisait. Il avait sa cible en pleine ligne de mire, mais il n'était pas encore temps. Cet homme n'était autre qu'un Parrain des plus importants il était en train d'unifier toutes les mafias à travers le monde. Une organisation aussi tentaculaire serait d'une dangerosité sans commune mesure. Toutefois il ne sortait qu'en présence de civil et entouré d'une pléthore de garde. L'homme qui se faisait passer pour un homme d'affaire Américain tenait silencieusement en otage tous les civils qui croisaient sa route. Ce genre de personne avait le dont de dégoutter notre bon Archibald, mais pas aujourd’hui, il ne s'en sortirait pas à si bon compte. Il avait voulu jouer et les nations de L'ONU avait construit une équipe constituée de professionnels dont il faisait partie pour mettre fin aux exactions de ce merdeux. Sa gâchette le démangeait, mais il ne devait pas tirer maintenant, il devait attendre le signal. Il se permit donc une dernière rêverie, serait-ce une fille, ou un garçon ?



C'est alors que la pluie sembla battre au ralenti, sa respiration se cala sur les déplacements de la cible et le monde entier sembla s'arrêter. Ce moment c'était comme le vivre pendant une éternité. C'était touché l'infini du bout du doigt. Sa respiration s'arrêta un instant et tout ce qui était figé semblait retenir son souffle alors que son doigt trouvait la gâchette. Une détonation sembla mettre fin à cet instant suspendu dans les méandres du temps et la balle fila à toute allure. Au début, ce fut le silence qui régna, troublé par l'envol de quelques corneilles et pigeons alors que dans le parc, devant la camionnette du marchand de glace, un homme dans la trentaine s'effondrait, le sang commençait à perler sur sa chemise avant de couler en abondance. La mort l'avait frappé en plein cœur le temps d'un battement son souffle de vie s'envola, son âme se déchira et quitta son corps. En un battement la vie fut détruite et le monde de cet homme éclata en morceaux. En un battement le futur fut changé. Avec un pincement au cœur Archibald sortit de son trench-coat noir une pipe déjà bourrée. Allumant le brûle gueule avec une allumette, il savait que le calme ne durerait pas. Calant sa bouffarde au coin de sa bouche, il se remit en position. La première minute et la panique passée les hommes de mains du mafieux se saisirent de leur armes. Rapidement il élimina le plus armé, comme il était prévu, ainsi ils devraient être privés de chefs. Ce tir ne déclencha pas la même sensation, il fut bien plus rapide, bien plus brutal, il ne lui procura pas cette chaleur au-dessus des oreilles, cette bouffée d'adrénaline. Le temps ne semblait pas avoir ralentit. Son existence était pitoyable. Rechargeant la chambre de son arme tandis que les tirs commençaient à faire rage en bas, il releva sa lunette juste à temps pour voir une balle filer et trouver sa cible lui traversant le crâne de part en part, ne laissant que peu de chose reconnaissable chez le russe qui avait été nommé pour l'opération. Retraçant la trajectoire de la balle, il parvint à remonter jusqu’au sniper adverse et tira froidement, à nouveau il n'éprouva rien. Son cœur était de glace, comme déjà rassasié par ce premier futur qu'il avait emprisonné et déchiré. Son oreillette resté sur muette jusqu'à maintenant brailla quelque chose dans un anglais approximatif:


"Tireur d'élite sur ta gauche!"


Sa pipe lui échappant des dents il eut à peine le temps de se mettre à l'abri derrière un pan de mur qu'il entendit la balle siffler et se perdre dans le chêne. Pestant plus pour la perte de sa pipe descendu cinq étage plus bas que pour sa propre sécurité quelques jurons lui échappèrent:


"Enfoiré d'Américain, j'vais lui faire la peau à ce fumier! Toute neuve!"


Se saisissant de son fusil de précision, il en enleva le pied afin de pouvoir se déplacer avec et sortit de son sac une sorte de petit pistolet dont semblait dépasser une sorte de crochet. Tirant vers l'arbre avec ce pistolet il se mit à courir vers le précipice, un grappin se déploya tout en s'enroulant autour d'une branche robuste. Calant son sniper sur son épaule, il se plongea dans son viseur et alors que la chute battait son plein, ralentit par le grappin il aligna sa cible, le temps à nouveau sembla se dilater, son souffle s'arrêta, il attendait le signal. D'ici tout était si beau, une ville à moitié détruite, ou la nature avait repris ses droits. La pluie la recouvrant offrait un tableau d'une mélancolie relevée par les gerbes écarlates qui habitaient son centre et que la pluie semblait peiner à emporter. La balle partit à nouveau, traversant la lunette de son adversaire pour se ficher dans sa tête. L’Écossais frissonna en maugréant encore contre celui qui avait fait chuter sa nouvelle pipe, souvenir d'une maîtresse lors d'une mission en Côte d'ivoire. Cependant il ressentit cette délivrance, il sentit son cœur reprendre et s’alourdir un peu plus, mais en même temps ce sentiment de puissance d'avoir abattu un adversaire valeureux.


Touchant terre à nouveau, il abandonna son pistolet grappin et dégaina presque aussi rapidement un Desert Eagle de calibre 44. Magnum. La finesse n'était pas sa priorité pour le moment et cette arme avec sa munition se voyait offrir une longue portée de tir dans une arme de poing. Alignant rapidement un mafieux, il lui tira dans le bras bien qu'il ne visait le torse, ce dernier ne devrait plus être capable de porter quoi que ce soit et se viderait de son sang bien assez vite. Toutefois contrairement à ce que la plupart des gens pensent sur un champ de bataille, il ne se laissait pas submergé par l'adrénaline et ne se sentait pas intouchable, ce qui lui permit de réagir au dernier moment lorsqu’un malabar arriva dans son dos couteau cranté à la main et prêt à lui trancher la gorge. Se décalant de côté il écopa tout de même d'une blessure à la joue. Son cœur battait à cent à l'heure, comme beaucoup de fois, il jouait sa vie sur le terrain, mais il n'était plus aussi jeune. Le costaud n'attendit pas plus longtemps avant de continuer son assaut avec un autre coup de couteau bien sentit que l'agent eut du mal à détourner au vu de la force de son adversaire ainsi que son petit gabarit, ce dernier ne manqua pas de noter le déséquilibre qu'il avait créé et enchaîna avec un uppercut qui vint parfaitement trouver le plexus d'Archibald qui se plia en deux dans l'espoir de retrouver son souffle. Le jeune homme fit cependant sa première et seule erreur, se voyant déjà gagnant, la fougue de la jeunesse le poussa à fanfaronner. Il prit son temps avant de s'approcher de sa future victime qui mimait à moitié la douleur, mais surtout qui n'avait pas lâché son arme. Alors qu'il s'approcha, l'homme d'âge mur lui tira alors droit dans la tête, s'offrant par la même une impressionnante douche de sang. Le goût métallique rencontra la commissure de ses lèvres alors que sa crinière dorée se teignait d'un rouge mortuaire.


Rengainant rapidement son Desert Eagle il opta pour un simple glock. Le recul du Desert Eagle était un désavantage en combat rapproché contre plusieurs cibles, alors que le glock et son faible recul doublé avec sa facilité de rechargement en faisait une arme de choix, car il soupçonnait d'autres mafieux d'êtres eux aussi tapis dans les ruines de ce bâtiment. La première balle fut d'ailleurs tiré et par chance le manqua. Il ne fallut qu'une fraction de seconde pour l'agent de localiser le tireur et lui rendre la politesse. Plusieurs autres arrivèrent face à lui, il fonça se mettre à couvert alors que les hors la loi, l'arrosaient avec ce qui semblait être des Uzis. Ils étaient cependant plus malins qu'ils en avaient l'air, au nombre de trois ils tiraient à tour de rôle profitant qu'un autre tir pour se mettre à l'abri et recharger leurs armes. Ne laissant aucune fenêtre de tir à Archibald qui se voyait piégés alors que les gredins se rapprochaient au fur et à mesure. Ne pouvant se risquer à balancer une grenade sans perdre sa main ou de sortir sa tête sans risque de perdre cette dernière il dut improviser et se souvenir de ses jeunes années dans les plaines d’Écosse alors qu'il chassait le lapin à la fronde afin d'aider la famille à subvenir à leurs besoins. Rapidement, il détacha le bandeau qui lui tenait les cheveux et épongeait sa sueur et cala en son sein une grenade qu'il dégoupilla tout en calant le mécanisme avec son doigt avant de se mettre à faire tournoyer l'arme mortelle. Il n'avait que peu de temps et ne devait pas se louper. Promptement il libéra l'arme explosive qui se mit à rouler aux pieds des brigands qui détalèrent presque aussi vite,mais il n'aurait pas le temps. L'explosion les souffla alors que l'écossais se roulait en boule derrière sa couverture, Ressentant la chaleur du souffle cristalliser la poisse écarlate sur ses cheveux.


Se relevant promptement et s'époussetant, l'assassin couru jusqu’à l'extérieur afin de récupérer son sniper. Son oreillette grésilla.

« Clean par ici »

« De même »

« De même »

« Rendez-vous au point Charlie »

« Roger »


L'équipe ne mit que quelques minutes avant de se retrouver, lourdement allégés de plus de la moitié de leurs effectifs. Toutefois le plan qui consistait à remplacer tous les civils de la zone par des agents infiltrés depuis plusieurs mois en ville avait porté ses fruits, aucun civil n'avait été blessé et la menace avait été éliminé. Après avoir vérifié qu'il ne restait pas de survivant L'Ecossais s'alluma un cigare avant de se poser contre un arbre tout en nettoyant consciencieusement ses armes afin qu'elles ne s'enraillent pas.


« Eh bien, toujours debout, vieux grigou? »- Un jeune homme aux cheveux roux s'approchait de lui, un Allemand, le Chef de l'Escouade


"Tu m’enterreras pas si facilement Paul, t'as beau être plus jeune, j'ai plus d'expérience." - répondit-il sans lever le regard ni enlever son cigare de ses lèvres


"C'est bien vrai ca, t'étais déjà là avant que je commence et depuis dix ans, t'es toujours en service et toujours aussi dur à tuer. Même si j'ai bien cru que tu allais rater la cible, tu as tiré un peu après l'endroit convenu" – Son ton n'était chargé d'aucun reproche, mais était plutôt interrogatif.


"Perdu dans mes pensées. L'important c'est que tout se soit passer comme prévu"- grommela-t-il


« Je me demande quand même ce qui a pu déconcentrer un agent de ta carrure. » -gazouilla le rouquin


« Vais avoir un gosse. » - La réponse fut aussi sèche que surprenante. Si bien que son interlocuteur manqua de s'étouffer de surprise.


"Toi, un enfant? Félicitation! J'espère que tu pourras lui apporter une belle vie!" - lança-t-il accompagné d'une tape dans le dos amical.


"J'espère aussi Paul... J'espère aussi."




Chapitre 2
Pureté





Le pied sur l'accélérateur les sourcils froncés sur sa paire de binocle, le vieil homme râlait de bon cœur sur ces automobilistes à deux ronds qui osaient rouler à 90 sur la file de droite, un réel scandale car d'après l'homme, sur la file  de droite on ne roule pas à la même vitesse qu'une grand-mère en déambulateur. S'autorisant quelque bras d'honneurs et insultes la fenêtre grande ouverte il lui en aurait fallu peu pour qu'il n'arrête une voiture et ne se mette à en tabasser le conducteur. Toutefois il y avait une bonne raison à tout cet énervement – pas qu'il n'ait besoin d'une raison pour s'énerver au volant, mais pour une fois – Aujourd'hui était le jour du neuvième anniversaire de sa fille Helen, il avait pris des risques inconsidérés quitte à se faire taper sur les doigts par ses supérieurs afin de revenir de mission ce jour précis! La mère de la petite était morte deux années auparavant et bien que cette nouvelle ne le remua pas plus que ca, l'enfant lui en fut chamboulé, d'autant plus que son père se devait de s'absenter souvent à cause de son travail, n'ayant d'autre choix il la confia aux bons soins de sa tante. Il ne pouvait rater ce jour.


Le MI6 semblait ne pas vouloir lui laisser de répit et entraver ses retrouvailles autant se faire que peut, malgré ses soixante ans il n'en restait pas moins l'un des tireurs d'élites les plus aguerris et les plus efficaces, ignorant les lorgnons qui trônaient sur son nez et qu'il abhorrait plus que tout, symbole de sa décrépitude au même titre que ses cheveux grisonnant, il vomissait tout signe de vieillissement et encore plus les remarques désagréables de ces merdeux de  nouvelles recrues. Ouvrant sa fenêtre l'homme ouvrit définitivement la fenêtre de sa voiture avant d'allumer sa pipe, inspirant une grosse bouffée de son tabac sec il savoura les arômes qu'apportait le bois à la fumée alors qu'elle passait dans ses poumons. Expirant, il sentait son calme revenir, il serait à l'heure. La journée était parfaite, ensoleillée comme le jour de sa naissance remplissant les exigences d'un 21 Juillet. L'air était bon lui permettant de ne porter qu'une simple chemise blanche à manche courte déboutonné sur le dessus et laissant voir son torse à la toison grisonnante, mais encore parfaitement sculpté, lui donnant un aspect imposant à un homme de cet âge.


Il n'avait pas prévenu la petite qu'il serait présent aujourd’hui et cette dernière devait penser passer un anniversaire avec sa tante ou ses camarades de classes. Il voulait arriver sur les coups de midi afin de l'emmener manger un Fish'N Chips dans son endroit favori. Les souvenirs remontaient lentement dans le cœur de ce vieil homme, la vie n'est qu'un éternel renouveau. Lui aussi avait l'habitude d'aller dans ce Snack lorsqu’il était encore enfant alors qu'il était tenu par le grand-père du gérant actuel. A cette époque il n'était qu'un simple cireur de chaussure et s'était juré de redorer le blason de sa famille, il s'était juré de changer le monde et d'une certaine façon il y avait contribué, mais anonymement. Ses rêves d'enfants semblaient si loin.



C'est l'air rêveur qu'il se présenta devant la lourde porte en bois de cette fière bicoque d'Ellon en Aberdenshire. La porte s'ouvrit accompagné d'un grincement significatif et sa moue mélancolique s’effaça pour devenir un sourire rayonnant lorsqu’il aperçut la petite Helen, neuf ans, dans sa petite robe bleue, sa longue chevelure rousse surmonté d'un nœud bleuté relevant à la perfection son regard d'émeraude. Elle ne l'avait pas encore vu, mais pour lui tout son monde était centré sur sa seule fierté, sur cet être si frêle, si pur, comment pouvait-elle venir de lui? Une larme lui échappa presque alors que tout semblait se ralentir, sa sœur qui lui ouvrait la porte n'eut le temps de dire un moment, tandis que dans un instant presque figé, le temps d'un battement, la petite se retourna, dans un ballet de soie azurée et leur regard se croisèrent, un sourire commença à se dessiner sur les fines lèvres de l'enfant, rehaussant ses pommettes, la première larme coula alors que le temps semblait reprendre son cours, une tornade de saphir et de rubis se faufila entre la maîtresse de maison et la porte pour sauter dans les bras du vieil homme en laissant échapper un "PAPA!" d'une voix criarde qui semblait résonner dans l'espace et dans son âme, dans son cœur. Il était la l'être pour qui il aurait tout donner, sa vie, son honneur, l'être qui comptait le plus à ses yeux, plus que tout.


"Eh bien, on a failli t'attendre Archibald, t'as vu l'heure?"


A la porte se trouvait une femme bien portante, dans la cinquantaine, châle sur les épaules, malgré sa corpulence elle n'était toutefois pas dénué d'un certain charme certainement hérité de son passé en tant que matrone d'un bordel non loin. Cette dame qui venait d'interrompre ce moment d'un tact si particulier n'était autre qu'Eleonore McConnelly, la sœur D'Archibald. Cette dernière avait dû rentré dans la prostitution à un jeune age pour aider la pauvre famille à joindre les deux bouts. C'était à Elle que l'agent du MI6 avait souhaité confié sa fille car il n'avait confiance en personne d'autre. Elle savait qu'elle lui procurerait tout l'amour dont elle aurait besoin et la meilleure éducation qui soit.


« Des embouteillages sur l'autoroute! Tu m'excuseras Ely, mais on parlera quand on rentrera. Helen tu dois avoir faim je pense?»


« Toujours aussi doux hein? »


« On nous changera plus tu sais. »


« T'as bien raison, allez profiter tous les deux!»



L'échange bien que bref  n'avait rien de glacial, bien au contraire, on ressentait le lien qui pouvait lier Archibal à sa soeur, mais il voulait profiter au maximum du petit bout de fille qui toujours accrocher à son cou avait acquiescé silencieusement à sa question tout en continuant à pleurer et à morver sur la chemise de son père.


Le repas se passa sans grands intérêts, les deux essayait de rattraper du temps perdu, se posant les questions d'usage entre père et fille. Le premier la taquinant en lui demandant s'il avait un petit ami – avec la ferme intention de toucher deux mots à ce jeune impudent – et cette dernière lui demandant quand est-ce qu'il rentrerait pour de bon. Les deux faisaient les idiots, faisant tenir une paille entre leur lèvre supérieure et leur nez ou s'amusant à visé la raie apparente d'un patient fort peu inconvenant avec des petites boulettes de papier. L'Ecossais semblait avoir rajeuni de quarante ans, seule sa fille pouvait illuminer sa vie et son visage de cette manière, elle était son seul rayon de soleil dans cette mer de sang opaque.


Toutefois, le déjeuner n'était pas le plus important des moments de cette journée.


"LA FETE FORRAINE"


Hurla la petite posée sur le siège arrière alors que la vieille Aston Martin s'arrêtait sur un Parking déjà bondé. En bon père, il aida son enfant à sortir de la voiture et lui saisit la main. Nombreuses furent les activités et les rires francs que les deux s'échangèrent, que ce soit au cours d'une partie de pêche au canard ou de tir ou la carabine ou le tireur d'élite remporta les plus belles peluches pour son enfant. Alors que le soleil continuait sa cours effréné dans le ciel, les deux se laissèrent allez à un tour de grande roue, une barbe à papa en main, lorsqu’ils furent au sommet de cette pâle copie du London Eye, ils purent apercevoir au loin la mer du nord à quelques dizaines de kilomètres, le soleil  tombant se reflétant sur sa surface huileuse. L'enfant fit alors part d'un souhait à son père.


-Papa, un jour je voudrais voir la mer, la vraie, celle ou il fait beau et chaud! Je veux qu'un jour tu m'emmènes la voir!


-Si tu le souhaites, je te promets qu'un jour, nous voyagerons toi et moi!



La petite saisit le vieillard dans ses bras, qui sentit tous ses os se réchauffer. Toutefois l'émotion ne fut que de courte durée. Le vent s'invita à la partie, balançant violemment l'attraction. Cela ne risquait rien, la sécurité était optimale, mais le grincement et la surprise furent suffisant pour faire paniquer la petite. Elle serra avec force la barre de la nacelle qui se mit à lentement rouiller, puis à se désagréger, le sortilège se propageant rapidement à la roue, les grincements se transformant en craquement puis en fracas métalliques tous les soutiens de l'attraction commençait à céder et les nacelles commençaient déjà à chuter. Archibald cherchait l'origine de cette étrangeté, n'ayant pas vu ou ne souhaitant pas voir que sa fille semblait avoir propagé cette chose.


De son pantalon il sortit rapidement un pistolet, restant toujours un minimum armé, même en civil, il tira sur un panneau en bois et un grappin se déploya, s'enroulant autour du panneau, il saisit sa fille sous son bras et se balança dans le vide, essayant de la rassurer alors qu'elle hurlait de derechef. En plein saut, il sentit cependant le pistolet se désagréger dans sa main et les deux se retrouvèrent à chuter. Faisant barrière de son corps autour de sa fille pour la protéger de la chute il heurta le sol avec violence, le laissant sonné, une fois de plus tout semblait flou, si lent, si figé, alors que la petite se tenait la tête à deux mains en hurlant. Les attractions devenaient toutes folles, le rêve se transformait en cauchemar , l'agent comprit que la raison à tout ceci n'était autre que sa fille. Se mordant la lèvre il se saisit rapidement d'une fléchette contenant un puissant somnifère, il devait agir vite avant que l'aiguille ne se désagrège, il arrêta de respirer une fois de plus, le vide, il ne pensait plus qu'à une chose sa cible, cependant cette fois, il s'agissait de la sauver. Son cœur s'arrêta puis la prenant dans ses bras et la serrant de toute ses forces il lui injecta le liquide la plongeant dans un profond sommeil presque aussitôt. Il la prit alors dans ses bras et se mit à courir, il espérait que personne ne l'avait vu, que personne n'avait remarqué qu'il s'agissait d'elle. Il la positionna en douceur dans la voiture avant de rentrer chez sa tante. S'ensuivit une longue discussion entre les deux adultes alors que l'enfant était bordée et se reposait d'un sommeil de plomb, sûrement vidée de toutes ses forces. Archibald expliqua la situation en détail à Eleonore, concluant avec inquiétude:


"Personne ne doit savoir Ely! Qui sait ce qu'ils lui feraient."



Chapitre 3
Injustice





Dix années passèrent depuis l'incident de la fête foraine. Archibald avait profité de ses accréditations pour en apprendre un plus sur ce qui atteignait sa fille. D'après les rapports classifiés sur lesquels il réussit à mettre la main, elle ferait partit d'une autre race, l'homo sapiens l'avait nommé bien futilement « la race mutante ». A la vue d'Archibald, des êtres plus évolués que l'humain n'aurait pu en rêvé, masi apparemment ces êtres étaient mal vu par la société, pourchassés et persécutés. Certains gouvernements menaient même une chasse féroce envers ces êtres doués de pouvoirs. Il avait bien eu raison de n'en parler à personne d'autre. Les « crises » comme ils s'étaient habitués à nommer les moments ou les pouvoirs d'Helen lui échappaient devenaient de plus en plus fréquentes avec les émotions de l'adolescence. L'agent toujours actif malgré ses soixante-dix ans avait identifié le pouvoir de sa fille comme étant celui de faire rouiller tous les éléments métalliques autour d'elle, un pouvoir effrayant entre de mauvaises mains, mais sa fille était douce comme un agneau, elle était restée cette infinie pureté, son sourire était toujours si rayonnant.


Personne ne devait être au courant. Ils avaient fait tout leur possible, lui et sa sœur pour la protéger et la cacher tout en lui laissant vivre une vie épanouissante, mais à chaque instant son père s'inquiétait. Il refusait de plus en plus de mission pour rester à ses côtés ce qui ne déplaisait à aucun des deux, mais il craignait que le gouvernement ne découvre le pot aux roses, mais il comptait sur son âge plus qu'avancé pour la profession afin de se couvrir ce qui n'avait pas si mal fonctionné ses dernières années. Usant de sa ruse il avait commencé à refuser quelques missions trop "délicate" pour lui avant d'en refuser de plus en plus au cours des années. Après tant d'années de service, personne ne remettait sa parole en cause, ce qui était un énorme avantage et un soulagement plus qu'appréciable. Coiffant son chapeau melon une fois de plus, il s'apprêtait à rentrer chez lui lorsqu'un de ses collègues, un jeune homme du nom de Lucas qu'il avait formé afin qu'il prenne sa suite vint le chercher.


"Archie? Le chef veut te voir, c'est urgent apparemment."


Quelle affaire pouvait être si urgente qu'elle nécessite de le retenir à la fin des horaires officiels? Il n'en avait pas la moindre idée, mais arborait son sourire habituel, s'apprêtant à refuser la mission qu'on lui confierait, comme à son habitude, les poussant à se tourner vers Lucas. Ainsi son couvre-chef en main, il passa la porte du boss.


« Que puis-je faire pour vous chef? »- Balança-t-il d'un ton aimable, mais détaché.


"L'heure est grave Agent HeartBeat. J'ai une mission à vous confier" – La mine du quinquagénaire était livide, comme si un de ses proches étaient morts ou qu'une guerre nucléaire était sur le point de se déclencher.


"Je suis désolé mais je p..."


"Pas d'Excuses cette fois Archibald" – Le chef se prit le visage à pleine main comme pour rassembler son courage, faisant naître une peur incontrôlée chez l'agent- "Ce sont des ordres qui viennent d'en haut. Je n'ai rien pu faire... Je suis désolé, Archie, tu sais que j'ai tout fait pour éviter ca."


"POUR EVITER QUOI?" L'Ecossais venait de perdre son calme, son cœur d'habitude si bien éduqué battait la chamade, comme s'il voulait s'échapper. Le vieil homme était comme prit dans une tornade enflammée de laquelle il ne pouvait sortir. Il bouillonnait intérieurement.


"C'est à propos de ta fille" – il prit un temps pour déglutir, cet ordre de mission semblait être bien difficile à déclarer – "Il y a eut un incident dans la journée... Les gouvernements l'ont appris. Son pouvoir est trop dangereux, ils ne veulent pas prendre le risque."


« BALIVERNES! Helen est la plus gentille et douce des personnes vivant sur cette foutue planète! » - C'est comme si son coeur avait explosé en un millier d'éclat, la douleur était insupportable, il aurait voulu pleurer, mais la colère était trop vive, trop amère.


"Je sais Archie... Mais ils veulent que ce soit toi qui t'en charge."- La fin de cette phrase était presque inaudible,comme s'il avait honte de n'avoir rien pu faire pour empêcher ceci d'arriver.Le fier écossais tomba à genoux, s'en était trop pour lui, trop pour son âge. Trop pour un seul homme.


"N'ont-ils aucun coeur? Demander à un père de tuer son propre enfant? C'est monstrueux. Ils se sont cru dans je ne sais quel foutu écrit biblique? Ils ne sont pas des dieux et jamais je n'obéirais à cet ordre!"- Il parlait à demi-voix, comme éteint, presque plus pour lui-même que pour son chef, son monde s'effondrait.


"Il savait que tu répondrais ca... Ils m'ont dit que si tu venais à refuser, tu serais mis aux arrêts comme un traître et qu'il lui ferait subir un sort bien pire que la mort devant tes yeux impuissants. Penses-y Archiebald. Si tu le fais, tu pourras choisir une mort indolore et rapide, une mort rapide, peut être qu'elle pourra mourir en paix, au moins ca."


Il n'avait pas tort et le vieillard le savait. Il savait aussi que la personne en face de lui n'y pouvait rien et avait très certainement aussi une épée au-dessus de la tête. L'homme détruit essaya de reprendre ses esprits, il n'avait pas le choix. Ces démons avaient très certainement tout prévu, il ne pourrait pas y échapper. Au moins pourrait-il choisir la mort de sa fille. Il acquiesça sans un mot en signe de consentement et repartit miné.


Pendant plusieurs semaines il dut faire comme si de rien n'était, ce furent les  semaines les plus douloureuses de sa vie, la voir sourire alors qu'il allait mettre un terme à sa vie, il ne la révérait plus jamais. Le plan était parfait pour qu'elle parte heureuse. Dans deux semaines ils allaient partir pour un mois dans les caraïbes réalisés le rêve d'enfant d'Helenil devrait la rejoindre un jour plus tards le temps de clore quelques dossiers au travail. Elle était si heureuse lorsqu'il le lui avait annoncé.


Vint le moment fatidique. Il avait choisi un moment parfait, magnifique, il aurait aimé le vivre avec elle, mais il aurait été incapable de la tuer. Lui qui n'avait guère été un fidèle croyant il portait aujourd’hui une croix et priait depuis une plusieurs semaines pour que le paradis accueille l'âme de sa fille et que son propre châtiment soit pire que mille morts. Le soleil se couchait sur la mer des caraïbes, la température était parfaite, les vagues berçait la plage de ses vas-et-vient enivrant. Et elle était la, magnifique brin de femme, sa chevelure rayonnante aux derniers rayons du soleil, sur une chaise longue, elle profitait du reflet du soleil sur la mer azur comme elle l'avait toujours rêvée. Archibald lui était plus loin, sur un navire maquillé en croisière. Il l'observait avec sa lunette silencieuse alors qu'elle prenait une gorgée dans son cocktail. Chaque seconde était si longue, il avait les mains moites et faisait tout son possible pour caler sa respiration, s'il voulait qu'elle meure sur le coup il allait devoir tirer juste. Elle serait sa dernière cible. Il allait remplacer son seul rayon de soleil par des ténèbres affamées. Il l'observa longuement alors qu'elle allait se baigner, elle avait l'air si heureuse. Lorsqu'elle ressortit, le vieil homme qui pour la première fois de sa vie semblait faire son âge comprit qu'il était temps. Alors qu'elle se saisit d'un nouveau cocktail sur le plateau d'un serveur, son doigt commencer à frôler la gâchette.


Sa respiration s'arrêta. Son doigt s’enfonçait, et ce moment une fois de plus dura une éternité, mais ce sentiment n'était pas le même que le sentiment habituel. Il ressentait une torture qui lui semblait infinie. Il enfonçait lentement la gâchette lorsqu'elle fit un mouvement, se retournant, elle avait l'air de le regarder droit dans les yeux. Puis son téléphone s'alluma, elle l'appelait. S'en était trop pour lui. Basculant son arme à la mer il ne répondit pas pour autant, dans son oreillette il hurla milles et unes insultes, leur faisant bien comprendre que jamais il ne ferait une telle atrocité. Montant à bord d'un hors bord qui avait été mis à sa disposition il fonça à toute vitesse vers la plage en espérant que rien ne se passe, mais alors qu'il approchait et qu'elle l’aperçut, se levant pour lui faire de grand signe, il comprit qu'il était trop tard. Le serveur qui était là depuis le début se saisit d'un couteau, Archibald avait beau faire signe à son enfant de fuir, son pouvoir n'étant d'aucune utilité vu qu'ils étaient équipés d'armes inoxydables elle prit ses signes pour des saluts. Le serveur se saisit alors de la jeune femme et planta profondément la lame dans son ventre nue. Il entendit son crie au loin, elle l’appelait. Puis il frappa encore et encore, il en perdit le compte alors qu'il perdait l'esprit.


Sortant de son étui son vieux Desert Eagle il tira une première balle qui vint se ficher dans la main de l'assassin. La vitesse du Hors-bord lui avait fait rater son tir, mais au moins avait-il lâcher son arme. Il débarqua comme une furie. Son corps semblait bien plus imposant, son visage menaçant, il avait l'air d'une réelle bête sauvage. L'assassin se retrouva assaillis par la peur de cet adversaire, mais ne prit pas les jambes à son coup. Il ramassa sa lame tout en laissant tomber la jeune femme ensanglanté dans le sable déjà écarlate. Archibald n'avait malheureusement qu'une balle pour sa fille, une autre était dans son fusil de précision qui reposait au fond de la mer, ils avaient tout prévu. Il ne se dégonfla pas pour autant et sauta sur son adversaire esquivant aisément son premier coup et lui décocha un crochet qui lui fit perdre une dent et l'envoya au tapis. Toute sa haine, toute sa tristesse l'avait transformé en une sorte de monstre sanguinaire, cette chose qui se tapissait dans son cœur, qui lui faisait prendre du plaisir à chaque tir, cette chose qui s'aimait à figer chaque moment. Ne laissant pas le loisir à son adversaire de se relever, il lui encercla la tête de son bras, mais ne se contenta pas de l'étouffer, il tirait aussi, ce dernier se débattait mais en vint, un genou venant se planter dans sa colonne vertébrale, il s'immobilisa pour toujours alors qu'un CRAC sonore retentit sur la plage. Il lui avait brisé la nuque.  Il se précipita alors sur sa fille, en pleur.


"Helen! Helen, t'inquiètes pas, Papa est là! Je vais te soigner Helen, tout va bien se passer!"


"Merci Papa, je t'aime"
Se furent ses seuls mots, son pardon, son dernier souffle, son dernier sourire, même au dernier moment, elle lui pardonnait tout, même au dernier moment elle restait ce rayon de soleil, cette lumière pure dans les ténèbres de son cœur.


Archibald se mit alors à hurler, à chercher des yeux d'autres victimes, mais rien ni personne, le temps semblait s'être arrêter sur une douleur, un tourment infini. Une détonation. Puis un bouton de rose s'ouvrit sur sa chemise. Pétale après pétale le sang suintait sur son torse, à son tour de devenir la cible, mais au moins mourrait-il aux côté de celle qu'il n'avait su protéger. Son dernier battement, une éternité, il avait l'éternité pour contempler le visage encore souriant de sa fille. Cette douleur... sourde et lancinante, qui s'insinue avec prudence et susurrait dans son esprit, dans ses pensées, qui se glissait et le hantait comme les mensonges et promesses du serpent originel. Cette douleur qui avec le temps vous embrase et vous embrasse dans une danse lascive et presque plaisante, vous emporte et vous enfonce un peu plus à chaque instant, à chaque secondes dans les abysses insondables de cette douce folie salvatrices.


Alors que le corps s'embrase, l'esprit s'élève, il en perdait la tête. Une libération ou bien une prison qu'en savait il, la douleur physique s'estompe, mais l'âme elle. Un tourbillon qui l'emporte, comme ballotté par une tempête sur la mer ou comme la prise d'un insecte qui s'évade. Il est là ce manque de consistance, ce non-sens salvateur, l'esprit est bien plus libre lorsque il est libre de vogué et que ses barrières s'élèvent. Un sourire défigurait son visage alors que le sang coulait le long de son bras. Puis la nuit, le rien, ses yeux se fermait sur le coucher de soleil une dernière phrase:


"Alors c'est ca L'éternité?La mer allée Avec le soleil. "

Outro


Toutefois, ce n'était pas la délivrance qui attendait Archibald. Ce n'était pas son heure, pas aujourd'hui, pas maintenant. Il se réveilla, de nombreux jours plus tard dans la chambre d'un hopital, devant lui se tenait un homme dans la trentaine, il avait déjà entendu parler de lui. Un milliardaire Américain qui avait fait des miracles dans le domaine de la médecine.


-Eh bien eh bien. Nous pensions que vous ne vous réveilleriez jamais.


-Helen?! Ou est Helen!



Archibald se releva droit comme un piquet malgré la douleur lancinante dans sa poitrine. Il remarqua l'air désolé du jeune homme.


-Désolé vieil homme, mais nous n'avons rien pu faire pour elle. Sa dernière étincelle de vie l'avait quitté lorsque nous vous avons trouvé, mais vous... Vous aviez encore cette étincelle. Cette hargne, comme si vous vouliez encore vous battre. Vous avez perdu un round, mais pas le combat. Désolé pour votre petite fille...


-Helen était ma fille.




Le jeune homme leva un sourcil . Bien qu'exaspérant, une bonté naturel semblait rayonner de cet être. Il lui faisait penser un peu à elle à se manière douce de parler, à moins qu'il s'agisse du choc.


-J'ai fais des recherches sur votre histoire Archibald et je savais qu'il s'agissait de votre fille, je voulais simplement vérifier que vous aviez récupérer tout vos esprits. Triste histoire que la votre. Je me présente. Kean Mournheart, enchanté agent Heartbeat. Comme je pense que vous savez qui je suis, je vais directement passer au pourquoi. Mon but est de purger ce monde de la pourriture qui le ronge. Les politiciens et grandes institutions sont corrompus par un groupe qui porte le nom d'Hydra. Il y a en ce monde qui nous dépasse vous, comme moi. Toutefois j'espère pouvoir y mettre un terme et faire revenir la lumière pour nos lendemains.


Sa naïveté écoeurait le vieillard, mais plus il parlait et plus sa pureté lui faisait penser à sa chère Helen.

-Monsieur – il se mit à genoux et baissa la tête tel un chevalier devant un roi- J'ai besoin de vos compétences et de votre expériences. Aidez moi à ramener la paix. Je vous promets que nous trouverons ceux qui ont fait ca à votre fille et alors vous serez libre de leur faire subir ce que bon vous semble. Si vous acceptez, nous vous avons déjà créer une nouvelle identité, dont personne ne pourra douter.


C'est sur ces mots que s'ouvrit le second round. Archibald McConnely devint Vixol Cthullad, majordome de Kean Mournheart, il changea de style vestimentaire afin de paraître plus vieux. Il se cacha derrière un comportement bougon, mais il le savait, un jour, ceux qui avait su taire sa lumière regretterait d'avoir libérer la bête qui sommeillait en lui.

   


Physique


Vixol est un vieil homme il est sur, mais il n'en fut pas toujours ainsi. Fut un temps jadis où notre écossais fut un pimpant jeune homme, un charmeur de ces dames. Doté d'une crinière dorée qui fit fondre plus d'un cœur et d'une musculature finement taillée. De sa grandeur passée il ne reste cependant que ruines. Âgé de 72 ans, les rides marquent son visage jadis finement musclé, sa peau se parsemant petit à petit de tache de vieillesse a perdu de sa douceur et de son élasticité. Son regard émeraude a perdu de sa fierté pour devenir celui d'un roublard, sourcil froncé et mine rabougri il a cette expression aigrie des vieilles personnes n'attendant plus rien de la vie. La mine patibulaire de ceux qu'on ne souhaite accoster dans la rue afin de savoir l'heure.

Son corps jadis finement sculpté n'est plus que l'ombre de ce qu'il fut. Les rhumatismes et autres troubles de l’age charrient ses vieux os et ce qui reste de ses muscles d'antan lui donnant l'apparence d'un pauvre hère ne déplaçant sa carcasse qu'à grande peine et force de grognement et autres plaintes, uniquement parce que le Seigneur dans toute sa miséricorde le lui permet encore. Marchant constamment à l'aide d'une canne à bout recourbé - taillé dans de l'acacia -, on pourrait penser qu'il n'est plus capable de porter le poids des ages sur ses frêles épaules. Toutefois il en est bien autrement, cette canne l'accompagne à chacun de ses déplacements, il en fait une affaire de style, mais aussi car cet accessoire lui sert aussi d'arme. Il s'en servit plus d'une fois pour donner une bonne correction à ces enfants du Bronx qui tentèrent de lui voler son fier haut de forme. De plus cet accessoire aux apparences bénignes fut amélioré par son employeur qui y intégra un fusil simple d'utilisation, mais possédant toutefois la force de tir d'une Winchester.


L'avez-vous remarquée? Cette façade? Oui tout ceci n'est autre qu'un apparat cousu par ce vieux grigou. Il prit l'habitude de se faire passer pour un faible vieillard afin qu'on ne se méfie pas de lui et nombreux furent ceux qui se mordirent les doigts de l'avoir sous-estimé. Bien qu'âgé il n'en reste pas moins un ancien membre du MI6 et s'entraîne régulièrement, sa force étant donc plus développé que la moyenne, lui permettant de mettre au tapis les brutes qui se croyant encore à l’abri des murs de leur lycée firent l'erreur d'essayer de voler quelques piécettes à ce vétéran. Il se peut que quelques petits détails trahissent ce briscard. Il est notamment question de ses goûts vestimentaires.

Souvent vêtu d'une redingote dont les couleurs peuvent varier selon les occasions, il la complète d'un foulard en soie noué autour de son cou, lui donnant un air noble et sur de lui, malgré l'aspect vieillot de sa tenue il s'en émane un certain charisme. On ne le voit que très peu sans son foulard et ceux qui tentèrent de lui demander durent se contenter d'un « Qu'est-ce que ça peut bien vous foutre ? » bien sentit qui les laissèrent cependant perplexe . Sous sa redingote on peut trouver une chemise surmonter d'un veston que sont ses habits de fonctions et lui donne lorsqu’il travaille un air parfois plus noble que son employeur. Surmontant ses chaussures toujours parfaitement cirées de guêtre blanche, il ne laisse aucun détail lui échapper. De plus il est toujours coiffé d'un haut-de forme de qualité qui vient coiffer ses cheveux mi-longs et grisonnant. Son visage quant à lui s'illumine de malice lorsqu’il prépare quelque chose, son regard est celui d'un renard et ses rouflaquettes ainsi que son bouc semble se marier à la perfection à cette sensation.


Lorsqu’il ne joue pas, il se déplace d'un maintien altier. Droit sur ses guibolles – oui j'ose -  il possède un air noble et inspire bien plus de force qu’il n’y semblerait au premier abord. Nombre seraient ceux qui s'écarteraient sur son passage de peur de mettre en rogne un personnage important alors qu'il ne s'agit que d'un vieux majordome.  


Caractère


Grincheux, bourru, goguenard, tricheur, menteur! Sont autant de nom d'oiseaux dont on pourrait qualifier le personnage dont nous parlons. Toutefois sous un étalage de défaut rédhibitoire, il se cache des sentiments plus fins et délicats doublé d'une fidélité sans borgne. La Psyché de ce vieillard n'est pas des plus simples il est certain, mais qu'attendiez vous d'un vieux grippe-sou comme lui?


Comme il a été noté précédemment, Vixol est un vieillard qui s'aime à jouer le vieux grincheux. Les sourcils froncés il semble maugréer en permanence sur quelques jeunes passant trop prêt de la pelouse qu'il fit entretenir la veille. Il n'est pas rare de le voir lever sa canne en guise de représailles tout en pestiférant sur ce facteur et ses pubs sans intérêt. Toutefois bien plus qu'une couverture, cet aspect de sa personnalité lui procure un certain plaisir malsain, il s'aime à ainsi pouvoir pester contre tout et son contraire sous prétexte de son âge quelque peu avancé. Après avoir vu s'enfuir en courant quelques gamins mal-éduqués, c'est avec un profond sentiment de satisfaction qu'il s’assoit sur une robuste chaise tout en sirotant son Darjeeling encore fumant.


S'ajoute à ce plaisir mesquin un aspect de sa personnalité qu'il hérita de ses quelques années de services dans l'armée de sa majesté, son côté bourru doublé de son manque de tact évident. Bien que pouvant tenir une discussion conventionnelle et courtoise, c'est avec ceux qu'il connaît véritablement que le naturel reprend le dessus, à grand coup de tape dans le dos et de haussement de voix, il s'adonne avec joie au contage de certaines de ses aventures jadis. De plus il lui arrive de parfois répondre froidement ou de manière agressive aux inconnus sans même le vouloir, son ton est parfois celui d'un ours mal léché. Notamment le matin, il est une chose sure c'est que Vixol Cthullad ne daignera vous adresser la parole tant qu'il n'aura pas eut sa tasse de thé et pris une douche bien chaude. La journée se faisant il n'en reste pas moins un majordome au sommet de la courtoisie, bien qu'approchant les coups de midi ou ceux du repas du soir, le personnel sait qu'il n'est pas bon de venir l'ennuyer avec des questions futiles sous risque de se faire houspiller par ce dernier. Effectivement, l'estomac régler comme un pendule, il devient grognon lorsqu'il ressent la faim ce qui valu quelques bonnes volées de bois verts à d'autres membres du staff.


Par ailleurs, et nous l'avons déjà noté, cet apparent manque de tact cache l'un des plus vieux brigands du continent Américains. Maître inégalé du bluff et de la discrétion il en devint un tricheur invétéré, plumant les tournois de poker les plus clandestins et s'amusant à faire les poches des mafieux qu'il ne put mettre sous les barreaux. S'ajoute à ceci un talent pour le mensonge presque inné. Maintes et maintes fois il trompa sa femme avec qui il se maria jadis par intérêt – ce qui valait aussi pour cette dernière – Il faisait aussi partie des missions d'infiltration de par son verbe et sa manière de brouiller les pistes. Les mots ont un sens et les esprits les plus simples se voient parfois embrouillé par des informations formulés avec un tant soit peu de tact, l'aidant dans son entreprise, il connaît huit langues que sont: L'anglais, le russe, le français, l'allemand, le chinois, le wakandien, le portugais et l'espagnol.


Pourtant malgré tous ces défauts, on peut trouver aussi de nombreuses qualités à cet homme qui vécu plus d'une vie. Il est l'un des amis les plus fidèles que vous croiserez. Bien sur ne vous attendez pas à ce qu'il ne triche pas contre vous au poker ou qu'il ne vous glisse par une entourloupe par ci ou par là, mais si vous vous retrouvez dans la panade et que votre vie ou celle de l'un de vos proches est en danger, il accourrera pour vous venir en aide, et rien ne pourra l'empêcher de venir, que ce soit son emploi ou une gueule de bois, rien ne se mettra entre lui et vous. Sous cette fidélité sans borne se cache une profonde blessure. Ce qui fut raconté dans l'histoire le blessa profondément et laissa une marque indélébile sur son cœur, qui le temps d'un battement fut frappé d'une éternité de remords.  

Nephilim | Never-Utopia



   

Vous





   Pseudo : Vixol Cthullad
    Age : 72 ans
    Localisation : Manhattan
    Goûts :Le Luxe et la Tromperie
    Passe-temps : le Poker et les bars sordides
    Armes : Canne Winchester et Fusil de Précision
    Emploi: Majordome
  Ancien nom d'agent : HeartBeat

   
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Vixol Cthullad
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Re: [Terminée]L’Éternité dans un Battement

Message par Alice Verdier le Sam 8 Avr - 21:42

Ho punaise, Ho punaise, Ho punaise...
Te voilà, toi, encore à nous pondre des récits magnifiques Very Happy Nan sérieux ! ce n'est pas gentil de faire pleurer les gens D: !

Donc que dire... On va faire ça par points !

écriture : Au niveau du style, rien à redire ! J'aime beaucoup tes tournures de phrase et tu gères bien le suspense.
Orthographe : Quelques coquilles ("masi" au lieu de mais) mais franchement ça roule, je ne ferais pas mieux !
Histoire : 20/20 !

Je mets un point fort sur l'originalité de l'histoire / Rebondissements inattendus !
Un point faible ? Nan, franchement ça serait être mauvaise langue... à la limite je peux dire que c'est peut-être un peu long et que certains n'auront pas la patience de lire... mais ça serait dommage !

Bref, il me tarde de RP avec toi et de te voir RP avec les autres ! Mon grand, tu gères ton steak comme un chef !!!

Prend le maximum de points Very Happy ET VALIDE !
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